Habitat Durable 2026 : Un atelier scientifique pour repenser la protection durable des bâtiments et infrastructures au Bénin
Une rencontre inédite autour de la résilience des infrastructures
Le mercredi 17 juin 2026, la commune d’Abomey-Calavi a accueilli l’atelier scientifique du projet Habitat Durable 2026, une initiative portée par OMOLAYO & FILS visant à promouvoir une approche durable de la protection des bâtiments et infrastructures face aux risques biologiques.
Cette rencontre a réuni des représentants d’institutions publiques, de collectivités territoriales, d’organismes techniques, d’experts, de chercheurs, de professionnels du bâtiment ainsi que des acteurs du secteur privé autour d’une question centrale :
Comment renforcer durablement la résilience des bâtiments et infrastructures face aux termites et autres bioagresseurs qui compromettent leur intégrité, leur sécurité et leur durée de vie ?
Un enjeu souvent négligé mais aux conséquences importantes
Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et des investissements croissants dans les
infrastructures publiques et privées, les risques liés aux termites, insectes xylophages, rongeurs, champignons lignivores et autres nuisibles demeurent insuffisamment pris en compte.
Pourtant, ces bioagresseurs sont responsables de nombreuses dégradations affectant :
- Les bâtiments administratifs ;
- Les établissements scolaires ;
- Les centres de santé ;
- Les logements ;
- Les infrastructures marchandes ;
- Les ouvrages publics.
Au-delà des coûts de réparation qu’ils engendrent, ces risques peuvent compromettre la durabilité des investissements réalisés et réduire considérablement la durée de vie des ouvrages.
Des institutions mobilisées autour d’un objectif commun
L’atelier a enregistré la participation de plusieurs structures nationales et locales intervenant dans les domaines de l’habitat, de l’environnement, de la santé, de l’urbanisme, de la météorologie et du développement territorial.
Les échanges ont notamment bénéficié des contributions de représentants :
- Du Ministère du Cadre de Vie et des Transports ;
- Du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche ;
- De la Direction Générale de l’Habitat et de la Construction ;
- De la Direction Générale de l’Environnement et du Climat ;
- De l’Agence Béninoise pour l’Environnement ;
- Du Programme National de Lutte contre le Paludisme ;
- De l’Agence Nationale de Météorologie ;
- Des mairies de Cotonou et d’Abomey-Calavi ;
- De la SIMAU ;
- De la SIRAT SA ;
- De l’Ordre National des Architectes et Urbanistes du Bénin ;
- Ainsi que de plusieurs professionnels du secteur de la construction.

Les principales thématiques abordées
Les discussions ont porté sur plusieurs problématiques majeures liées à la protection durable des infrastructures.
Le diagnostic des risques biologiques
Les participants ont insisté sur la nécessité d’intégrer les diagnostics relatifs aux termites et autres bioagresseurs dès les phases de conception et d’étude des projets de construction.
L’importance de la cartographie des zones à risque et de l’identification précoce des facteurs de vulnérabilité a également été soulignée.
La prévention comme première ligne de défense
L’un des principaux enseignements de l’atelier est que la prévention demeure la solution la plus efficace et la moins coûteuse.
Les échanges ont mis en évidence l’intérêt de mettre en place des mesures préventives adaptées aux caractéristiques des sites, aux matériaux utilisés et aux contraintes environnementales.
La nécessité de normes et de référentiels techniques
Plusieurs intervenants ont relevé l’absence de normes harmonisées encadrant le diagnostic, le traitement et le suivi des infestations.
Cette situation entraîne une grande disparité des pratiques et limite l’efficacité des interventions réalisées sur le terrain.
Le suivi et la responsabilité des acteurs
Les participants ont également débattu des mécanismes de suivi, des garanties associées aux traitements et des responsabilités des différents acteurs impliqués dans la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des infrastructures.
Vers un référentiel national de gestion des bioagresseurs
Au terme des travaux, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité de renforcer la prise en compte des risques biologiques dans les politiques de construction et de gestion des infrastructures.
Les recommandations formulées constituent une base importante pour l’élaboration future :
- De référentiels techniques ;
- De normes professionnelles ;
- De mécanismes de suivi ;
- D’outils de diagnostic et de cartographie ;
- De programmes de sensibilisation et de prévention.
Une étape clé du projet Habitat Durable 2026
Cet atelier scientifique représente la deuxième phase du projet Habitat Durable 2026 après l’enquête de terrain « Zéro Nuisible ».
Les résultats issus des différentes contributions serviront à alimenter les réflexions du futur Séminaire National Habitat Durable, qui constituera la prochaine grande étape de cette initiative.
À travers cette démarche, OMOLAYO & FILS entend contribuer à l’émergence d’une vision nouvelle de l’habitat durable, intégrant pleinement les enjeux de santé environnementale, de résilience urbaine et de protection durable des infrastructures.
Construire durablement.


